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LE
GRIGNOTAGE ou LA MEGA NUISANCE ALIMENTAIRE
Robert
MASSON
Ex-enseignant en Faculté de Médecine Paris XIII –
Département Naturopathie
Directeur du Centre Européen de Naturopathie Appliquée
Grignoter est le passe temps
favori de l’homme d’aujourd’hui. Les petits encas
viennent à chaque instant de la journée chez l’adulte
et l’adolescent. Quant aux enfants ils mangent le plus souvent
entre 15 et 30 fois par jour.
C’est sans importance
pense-t-on et il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Aussi,
(sauf dans les cas de surcharge pondérale ou seul l’excès
de calories est envisagé), on ne voit nulle part de mise en garde
contre une éventuelle nocivité de cette pratique. Et pourtant
le grignotage ou NON-STOP ALIMENTAIRE est de toutes les agressions subies
par l’organisme, la plus méconnue, la plus inouïe
de toues les nuisances, c’est la MEGA NUISANCE ALIMENTAIRE.
QUE
L’ON EN JUGE !
1)
SUPPRESSION DU COMPLEXE MIGRANT INTERDIGESTIF CMI
Lorsque le tube digestif est à jeun, c'est-à-dire lorsque
la digestion est terminé, de l’estomac (antre pylorique)
naît une onde péristaltique vraie se propageant tout le
long de l’intestin grêle jusqu’au caecum. Cette onde
unique met approximativement 90 minutes pour parcourir l’estomac
et l’intestin. Lorsqu’elle atteint le caecum, elle meurt,
une nouvelle onde commence alors dans l’estomac.
Cette onde péristaltique CMI déplace un petit flux de
liquide qui peut atteindre 1.28 ml à la minute pendant le passage
de l’onde. C’est pourquoi on a attribué au CMI un
rôle de balayeur, de nettoyeur : Ce complexe migrant interdigestif
empêcherait les bactéries de stagner dans l’intestin
grêle.
Or, le CMI est BRUTALEMENT INTERROMPU DES QUE L’ON COMMENCE A
MANGER et ce pendant toute la digestion des aliments. Pendant la digestion,
les nutriments nés de la digestion sont absorbés par la
muqueuse intestinale, mais aussi partiellement des bactéries,
des macro-molécules et autres qui seront heureusement pour l’essentiel
détruits dans la sous-muqueuse (chorion conjonctif), mais une
partie de ces éléments indésirables échappe
au contrôle du système immunitaire digestif et passe dans
le sang. (2).
Le CMI a vraisemblablement pour rôle le balayage des bactéries
et macro-molécules vers le colon évitant ou limitant ainsi
leur absorption lors d’une future digestion.
Or, nous l’avons vu, le CMI est brutalement interrompu dès
que l’on commence à manger.
L’auto-nettoyage, l’auto-préservation du passage
des bactéries, virus et macro-molècules est supprimé,
lorsque l’on mange entre les repas !
2)
RISQUE ACCRU DE CANCERISATION DU TUBE DIGESTIF.
Dans « le secret du cancer et de la longévité »
j’expliquais que, quelque soit l’organe ou le tissu, les
irritations répétées par frottements, brûlures,
irradiations, les intoxications chroniques et répétées
à leur point d’impact, c’est-à-dire où
elles gardent leur concentration (voies digestives pour l’alcool,
voies respiratoires pour le tabac, foie pour les pesticides) ou au niveau
de l’organe où elles s’éliminent (vessie pour
la caféine, la nicotine) etc… entraînant une destruction
tissulaire accélérée, laquelle sera inévitablement
suivi d’un RENOUVELLEMENT TISSULAIRE ET CELLULAIRE ACCELERE.
Malheureusement, ce renouvellement accéléré des
divisions cellulaires augmentent les mutations de l’ADN et sont
potentiellement cancérigènes.
Une autre source d’usure accélérée et partant
de renouvellement accéléré d’Une autre source
d’usure accélérée et partant de renouvellement
accéléré d’un tissu est LA SURACTIVITE
D’UN TISSU QUELQU’IL SOIT.
Le grêle et le colon desquament 250 grammes de cellules chaque
jours, or ces organes se renouvellent tous les trois à quatre
jours, c’est-à-dire 90 à 100 fois par an !
Le grignotage en sursollicitant à l’extrême le tube
digestif, en exigeant une suractivité des cellules suivie inévitablement
d’une usure, d’un vieillissement et d’un renouvellement
hyper-accèléré de ces cellules, augmente les mutations
de l’ADN potentiellement cancèrigènes, sont pour
nous la cause primordiale de la cancèrisation du grêle
et du côlon.
Fibres, vitamines et anti-radicalaires ayant pour nous un rôle
protecteur des plus hypothétiques…
3)
ACCELERATION DU VIEILLISSEMENT CEREBRAL.
Lorsqu’un dessert riche en sucre (saccharose) est ingéré
en fin de repas, ce dessert est sans danger pour l’organisme.
Le saccharose brassé et mélangé avec les autres
aliments subit par hydrolyse la transformation en glucose et fructose
sous l’influence de l’acide chlorydrique.
A la première heure, le PH stomacal (action du pouvoir tampon
des protéines) se situe entre 5 et 6, ensuite le PH chute progressivement
entre 1 et 2, très acide, le sucre est alors hydrolysé
en glucose et fructose, mais mélangé au bol alimentaire,
l’expulsion vers le duodénum sera progressive et lente.
Le glucose provenant de l’hydrolyse du saccharose n’est
pas absorbé par l’estomac, mais par de duodénum
(60%). En aucun cas cette absorption n’est brutale lors de l’ingestion
de sucre sous forme de dessert.
Par contre un morceau de chocolat ou autre sucrerie ingéré
deux, trois ou quatre heures après un repas est attaqué
très vite, à PH gastrique de 1 à 2, l’hydrolyse
du saccharose en glucose et fructose demande quelques minutes.
Rapidement envoyé au duodénum, il est TRES VITE ABSORBE
ET PRODUIT UNE HYPERGLYCEMIE TEMPORAIRE, mais le pancréas rétablit
vite une glycémie normale.
Si l’excès de glucose est exceptionnel, rien n’est
à craindre pour la santé.
Mais si l’excès même momentané est répété
4 à 5 fois par jour, les cellules nerveuses « friandes
» de ce nutriment vont le « capter » excessivement
il se produira des PONTAGES GLYCOSILES entre les fibres protéiques
(bases de Schiff) contribuant au vieillissement du tissu nerveux. (3)
4)
MALADIES CARDIO-VASCULAIRES :
Dans les années 70, une partie de ma clientèle était
de « purs végétaliens », n’ingérant
ni viande, ni poisson, ni œufs, ni aucun produits laitiers. Certains
d’entre eux, très jeunes, la trentaine, avaient un taux
de cholestérol entre 3 et 5 grammes et des lipides totaux entre
10 et 15 grammes/litres (on ne recherchait pas à cette époque
les LDL ; HDL ni le rapport LDL-HDL), et iridologue j’observais
des gérotoxons correspondant à des âges de 60 o
80 ans. Comment des individus qui n’ingéraient pas un milligramme
de cholestérol par an pouvaient-ils avoir à la trentaine
un tel taux de cholestérol et de lipides totaux ? Comment expliquer
ces gérotoxons et ce vieillissement chez des gens adeptes des
aliments « PURS » (sous-entendu des aliments végétaux
) ?
Par contre, à la même époque, comment expliquer
les bonnes analyses sanguines, le bon état vasculaire, l’absence
de gérotoxons chez des omnivores de 50 à 60 ans ingérants
des produits « IMPURS » (sous-entendu animaux)…
Quelle claque à la
théorie des viandes rouges accusées de tous le maux, de
toutes les maladies… En observant de très près (nutritionnellement
parlant) mes végétaliens, je ne tardais pas à comprendre…
Souffrant de carences protéiques,
ils étaient en permanence « torturés » par
la faim..
En conséquence, ils grignotaient tant et plus : biscuits, gâteaux,
pâtes d’amandes, certes BIO mais « bourrés
» de calories…
C’est à cette époque que je compris que la plaque
d’athérome n’a rien à voir avec le cholestérol
et les lipides ingérés, mais avec le cholestérol
et les lipides FABRIQUES A PARTIR DE L’EXCEDENT DE CALORIES dont
le grignotage est un des vecteurs principaux ainsi que la suralimentation
globale. Ce qui veut dire que les graisses animales et le cholestérol
exogène ne sont nuisibles que lorsqu’ils rentrent dans
le cadre d’un apport calorique excessif par rapport aux besoins
de l’organisme.
Dans le cas contraire, ils sont oxydés et bénéfiques
en particuliers pour leur apport en vitamines liposolubles.
5)
LES INFECTIONS A REPETITIONS OU CHRONIQUES :
Il y a dans l’organisme un potentiel de vie qui maintient à
leurs constantes normales (homéostasie) la température
corporelle, le rythme cardiaque, les taux sanguins de glucose, acides
aminés, les adaptations immunitaires etc… Mais ce potentiel
de vie régulateur de l’homéostasie que nous avons
appelé PVH (potentiel vital homéostasique) ne peut être
dispatché avec autant d’intensité dans de nombreuses
orientations biologiques. C’est ainsi que le surmenage thermique
par le chaud ou le froid, le surmenage intellectuel, le surmenage sportif
créent entre autres, à plus ou moins longue échéance,
une baisse des éliminations, une chute dans l’élaboration
des spermatozoïdes, des globules rouges et globules blancs, une
perte de minéraux et surtout une chute de l’immunité.
Mais le surmenage le plus ignoré imposé à l’organisme
est le grignotage. Chaque apport d’aliment entre les repas va
soit stopper le CMI si la digestion était terminée, soit
s’il intervient en période digestive obliger l’organisme
à modifier ou reprogrammer la digestion en fonction du nouvel
état biochimique crée par l’ingestion d’un
aliment alors que l’organisme est un pleine digestion du repas
précédent…
Il se produit alors un « retrait vital » de différents
systèmes organiques pour être dispatché sur le tube
digestif. (4) C’est ainsi que l’on observe :
- une chute de l’attention intellectuelle « retrait cérébral
»
- une fatigue inexpliquée, « retrait de l’appareil
locomoteur »
- des infections à répétitions ou chroniques «
retrait du système immunitaire ».
AU
NON STOP ALIMENTAIRE FAIT SUITE LE NON STOP INFECTIEUX
Voici un extrait de lettre
envoyée par une puéricultrice… les conseils essentiels
étaient la prise de fruits et yaourts à 17 heures et l’arrêt
total du grignotage…
Monsieur MASSON
Cher Monsieur,
Il y a quelques années, nous avons découvert votre livre
« Plus jamais d’enfants malades » et depuis 3 ans
nous avons avec un puéricultrice de l’établissement,
établi les régimes des enfants en essayant de respecter
vos conseils. Des résultats bien sûr parlants, nous avons
réduit de 80 % la facture du médecin ORL et nous avons
rarement des otites malgré l’état de santé
des enfants polyhandicapés qui nous sont confiés.
L’Association nationale des Puéricultrices diplômées
d’Etat m’a chargé d’organiser une session de
formation pluridisciplinaire pour le personnel travaillant en Pouponnières
et Maison d’enfants de 0 à 6 ans.
Nous avons ce jour 50 inscriptions.
Je souhaiterais vivement que vous pussiez venir parler de votre grande
expérience concernant l’alimentation du jeune enfant le
mardi 25 avril 1989 à 20 h 30.
Une réunion préparatoire avec les intervenants a été
fixée le samedi 4 mars à 14 h 30 à la Pouponnière
Paul PARQUET 41 bld de Courbevoie à NEUILLY et je serais heureuse
de vous accueillir si votre emploi du temps vous le permet.
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de
mes meilleurs sentiments.
Ceci appelle mon commentaire
: 80 % de réduction de la facture du médecin ORL en ESSAYANT
de suivre les conseils. Qu’en aurait-il été si ces
conseils avaient été TOTALEMENT SUIVIS ?
6)
LES ALLERGIES
Quelque soit le milieu urbain ou rural, quel que soit le degré
de pollution de l’air (quasi-absent ou élevé), on
constate un parallélisme frappant entre médicalisation
et augmentation constante des maladies allergiques chez l’enfant
et l’adolescent.
Comment expliquer cela ?
- Médicalisation =
Suppression des infections à répétition par les
antibiotiques se substituant au système immunitaire.
- Antibiotiques à répétition = non maturation du
système immunitaire
- Non maturation = perte de l’efficience (que l’on peut
estimer de 50 à 75 %) du système immunitaire
- Perte de l’efficience anti-infectieuse mais aussi perte par
le système immunitaire des critères de reconnaissances
sur l’importance des agents agresseurs vrais (virus, bactéries,
toxiques, ets…) et les non-agresseurs ou peu agresseurs (allergène,
poussières neutres, etc…) d’où affolement
, hyperactivité = ALLERGIES.
Or cette antibiothérapie
quasi non stop fait suite aux infections non stop qui elles-mêmes
sont la conséquence du GRIGNOTAGE ou alimentation non-stop.
Bien
entendu les antibiotiques sont et restent des armes merveilleuses en
cas d’infections bactériennes gravissimes ou même
lors d’une infection au pronostic incertain, mais l’usage
à répétition (parfois 15 à 20 fois par an)
pour des infections peu graves ou banales, crée cette MISE
HORS CIRCUIT DU SYSTEME IMMUNITAIRE ET « L’EXPLOSION »
DES ALLERGIES.
L’allergie est classée au sixième rang des fléaux
mondiaux par l’OMS.
7)
LA GENERALISATION DES CANCERS
Nous savons que la suractivité fonctionnelle d’un tissu
crée une usure cellulaire accélérée donc
un renouvellement cellulaire accéléré et partant
des divisions cellulaires accélérées, lesquelles
divisions cellulaires accélérées augmentent les
mutations de l’ADN potentiellement cancérigène.
C’est la nuisance directe du grignotage surtout au niveau digestif.
La seconde nuisance pour être indirecte et générale
n’en est pas moins importante.
L’homme est constitué de cent mille milliards de cellules.
Chaque jour meurent et se renouvellent le centième de ses cellules,
c’est-à-dire approximativement mille milliards.
Sur ces mille milliards se renouvelant chaque jour, le millième
des cellules (c'est-à-dire un milliard) naissent tarées,
anormales, certaines susceptibles d’un développement désordonné…
Instantanément reconnue par un système immunitaire en
parfait état , elles sont détruites.
Mais souvent, le système immunitaire a perdu 50 à 75 %
de son efficience par l’usage immodéré des antibiotiques…
(4)
Robert MASSON
1°) LES ALIMENTS DANS LE TUBE DIGESTIF
(Bernier, Adrian, Vidon) Doin Editeur
2°) L’ALIMENTATION OU LA 3EME MEDECINE
(Dr Jean SEIGNALET) Editions De Guibert
3°)NUTRITION ET STRUCTURES NEUROLOGIQUES
Cahier de Biothérapie n° 131 – Prof. Michel MASSOL
4°) L’IMMUNITE RETROUVEE
(Robert MASSON ) Editions Albin Michel
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