Nous lisons et entendons de toute part les bienfaits de la consommation des cinq fruits et légumes par jour. Si les fruits et légumes sont de toute évidence des aliments sains, qu’en est t-il réellement de cette théorie des cinq fruits et légumes par jour.

Afin de mieux comprendre nos propos, examinons quelques cas concrets :

Voici un monsieur de 1m75 et 98 kg, plutôt sédentaire en assez bonne santé générale mais essoufflé, quelque peu hypertendu ayant les jambes « lourdes » en été, son nutritionniste lui conseille de manger 5 fruits et légumes par jour. Un an après, il se sent beaucoup mieux et il attribue son meilleur état de santé à la consommation augmentée de fibres, vitamines et anti-radicalaires dû à l’ingestion de cinq fruits et légumes par jour.

Certes cela a joué un rôle mais c’est oublier que l’estomac n’est pas extensible à merci et que l’ingestion de cinq fruits et légumes par jour a forcément et corrélativement entraîné la diminution relative des apports en farineux, graisses et protéines et cela est le principal moteur de son amélioration signée par la perte d’une dizaine de kg

Mais justement qu’en sera-t-il de cette méthode chez une jeune femme de 1,65 m pesant 41 kg ?

L’ingestion augmentée de fruits et légumes va aller corrélativement avec la diminution de l’ingestion des farineux, graisses et protéines car nous l’avons vu l’estomac n’est pas extensible à merci et après 1 an de pratique, notre jeune femme devenue frileuse, hypotonique, déminéralisée pèsera 36-37 kg pour 1 m65.

On aura créé une sous-nutrition d’origine mécanique par les ingestas de fruits et légumes augmentées créant mécaniquement parlant une diminution des ingestas (consommation) des farineux, lipides et aliments protéiques…

Mais il y a plus grave encore…

Il y a quatre sortes de fruits à savoir :

  • Les fruits oléagineux (noisettes, noix, amandes, pistaches, cajou etc.)
  • Les fruits secs (dattes, figues, pruneaux etc.)
  • Les fruits amylacés (bananes, châtaignes)
  • Les fruits aqueux dont il va être question (agrumes, fraises, framboises, mûres, myrtilles, cerises, pommes, tomates, etc.)

Ces fruits aqueux nous apportent :

  • Des fibres, des mucilages, des arômes
  • Des vitamines hydrosolubles (vitamine C)
    et certaines vitamines du groupe B
  • Un peu de minéraux et d’oligo-éléments
  • Des sucres (glucose, fructose, saccharose etc.) de moins de 1% (tomate) à 18% (raisin)
  • Des lipides 0,1% approximativement
  • Des protides 0,3% approximativement des acides citriques, maliques, tartriques etc. en quantité importante
fruitsetlegumesDans le domaine de la nutrition, tout ce qui est systématique est faux.

Dans l’organisme ces acides sont oxydés (comburés) en gaz carbonique et en eau. Mais cette oxydation est soumise à de nombreux paramètres non étudiées par les nutritionnistes basant leurs connaissances sur des compilations statistiques internationales… En effet :

  • Plus il fait froid, plus cette oxydation est difficile, c’est pour cela que la nature a abondamment pourvu de fruitiers l’Afrique et devient «très avare» au pôle nord car le fruit vitalise l’africain et dévitalise l’esquimau !
  • Plus on est près du réveil, plus l’oxydation des acides est difficile, le fruit le matin en climat froid est une hérésie.
  • Plus on avance dans la journée et en particulier vers 17h 18h plus l’oxydation des acides devient facile pour l’organisme.La morphotypologie

Il y a de nombreuses typo-morphologies humaines mais pour mieux comprendre l’action des fruits dans l’organisme, on va simplifier, il y a schématiquement deux types d’individus à savoir :

  1. Les acido-neutralisants par oxydation

    Ces personnes fortes, larges, carrées ont le teint coloré, ont en général un excellent sommeil, ne craignent pas le froid en hiver. Ce sont les « Sulfur » des homéopathes.
    J’avais un ami 1m75 110kgs toujours en chemise l’hiver et même s’il faisait -10°c, il mettait des glaçons dans sa boisson… Bien sûr il s’agissait d’un cas exceptionnel mais les individus brévilignes sanguins, ignorants le froid oxydent parfaitement les acides citriques, tartriques, maliques… des fruits en CO2 ; les fruits sont indispensables pour eux.

  2. Les acido-neutralisants par spoliation minérale

    Ce sont des individus plutôt minces, fatigables, souvent insomniaque, toujours frileux ; ces longilignes (phosphoriques des homéopathes) oxydent très les acides citriques, tartriques, maliques… des fruits.
    Comme les sanguins, brévilignes, ils oxydent les acides des fruits en gaz carbonique et en eau mais chez eux cette capacité d’oxydation est très réduite.
    L’organisme ne brûlant qu’une faible quantité d’acides citriques, tartriques, maliques va neutraliser les acides en les combinant au calcium ou au magnésium ou au potassium  prélevés sur les os et les dents créant des sels minéraux éliminés par voie urinaire. Nous aurons donc :

    • Acide citrique + calcium = citrate de calcium
    • Acide malique + calcium = malte de calcium
    • Acide tartrique + calcium = tartrate de calcium
    • Même chose pour le magnésium, le potassium que l’organisme « combinera » aux acides
    • Ainsi le PH du sang reste normal à 7,40 mais l’organisme se déminéralise, se dévitalise. C’est ce que j’ai appelé dès les années 70, le syndrome du frugivore.
    • Ces individus sous–vitaux, frileux, longilignes ne doivent pas consommer plus de 200 grammes de fruits aqueux l’été, environ 100 grammes à l’automne et s’abstenir totalement l’hiver.
    • Ils trouveront les fibres, les vitamines, les anti radicalaires etc…dans les crudités légumes ingérés aux repas.
    • Pour ceux qui douteraient des assertions précédents, il faut savoir que le crudivorisme avec consommation très importante de fruits se soldent par la perte totale des dents après plusieurs années (voir Diététique de l’expérience Édition Guy Trédaniel. Auteur Robert Masson)

Dans le domaine de la nutrition, nous pouvons conclure que tout ce qui est systématique est faux.

Robert Masson